À quoi servent nos volontaires en service civique ?

Par 23 septembre 2016 avril 6th, 2019 médiation numérique

logo-Service_Civique-600pxLe service civique permet à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans de consacrer de 6 à 12 mois à une cause d’intérêt général, au sein d’une association ou d’une collectivité publique, en étant indemnisés.

Les Affiches de mai 68 ou l'Imagination graphique : [exposition, Paris, Bibliothèque nationale, 17 février-31 mars 1982] - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Imagination_Graphique_40_Cadences_Infernales.jpg

Les Affiches de mai 68 ou l’Imagination graphique : [exposition, Paris, Bibliothèque nationale, 17 février-31 mars 1982] – https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Imagination_Graphique_40_Cadences_Infernales.jpg

Volontaire à Zoomacom

Notre approche du service civique au sein de l’association est basée sur l’affirmation que :

Le volontariat N’EST PAS une mission qu’un(e) salarié(e) aurait dû faire mais pour laquelle aucune rémunération n’était disponible/budgétée.

Quand Zoomacom est sollicitée pour accueillir un volontaire en Service Civique, on se demande pour quelles missions, qui s’intégreraient au projet associatif de Zoomacom mais ne feraient pas partie des missions / actions de l’association qui sont actuellement finançables normalement, dans le contexte de l’Économie Sociale et Solidaire. Et par “normalement finançables” on exclu de détourner des mesures solidaires pour recourir à  ce que certains qualifient, sans-doute à juste titre, de “sous-salariat”.

C’est un vieux débat, toujours d’actualité dans le secteur associatif, et il n’est pas toujours évident à trancher. Quoi qu’il en soit, en ce qui concerne le volontariat en service civique, nous reprenons à notre compte les termes de l’agence du Service Civique :

son statut [de volontaire] est un statut particulier ; il n’est ni salarié ni bénévole. A ce titre, la relation qui le lie à la structure qui l’accueille n’est pas une relation de subordination, mais de coopération et de collaboration. Il ne doit subsister aucune ambiguïté afin d’optimiser l’intégration du volontaire.

Et aussi :

Les volontaires en Service Civique doivent intervenir en complément de l’action des salariés, agents, stagiaires, et/ou bénévoles de l’organisme au sein de laquelle ils effectuent leur mission, sans s’y substituer. Ainsi, les missions de Service Civique doivent permettre d’expérimenter ou de développer de nouveaux projets au service de la population, de démultiplier l’impact d’actions existantes en touchant davantage de bénéficiaires, ou de renforcer la qualité du service déjà rendu par les salariés, agents, stagiaires et/ou bénévoles à la population.

Les deux volontaires que nous avons accueillies ont pu travailler sur des champs non investis par les salariés, mais qui ne sont pas du ressort de ces derniers. Par exemple, la vie associative, qui est du domaine des bénévoles et des administrateurs. Ou encore un projet que la volontaire menait de son côté, et que nous avons soutenue en lui confiant une mission pour laquelle elle était indemnisée.

Partage et bien commun

Les volontaires que nous accueillons documentent leur mission, pour que d’autres puissent en bénéficier, que ce soit Zoomacom ou d’autres associations ou collectivités. Cela permet à la fois de donner à voir et à comprendre la mission de ce(cette) volontaire, et de créer de la connaissance en Bien commun, permettant de donner à faire.

Cette finalité de Bien commun, c’est cela qui nourrit notre travail. Les volontaires ne font pas exception. Ils participent à quelque chose de plus grand.

Le tutorat

Un(e) volontaire a besoin d’être accompagné, suivi(e) dans son travail. C’est une des recommandations très fortes faites sur le site du service civique. La Ligue de l’enseignement a formé notre tuteur, et celui-ci suit la mission du volontaire toutes les semaines en rendez-vous physique, doublé d’outils de suivi numériques.

Ce tutorat a une triple importance :

  • Faire en sorte que le(la) volontaire puisse parvenir à des résultats probants dans sa mission, ce qui lui permet de se valoriser, de se faire des contacts professionnels, de pouvoir “rebondir” après sa mission ;
  • Favoriser une inclusion au sein de l’équipe de salariés et bénévoles, histoire qu’il(elle) soit bien intégré(e) dans une équipe en place, avec ses routines et ses modes opératoires (surtout dans l’associatif, où les usages sont d’une importance capitale) ;
  • Permettre au volontaire de mener sa mission en tant que projet de structure, et non pas seulement d’effectuer les tâches qu’on lui confie.

“Au service de la nation”

C’est la vanne récurrente dans les conversations avec, ou à propos des missions des volontaires accueillis par Zoomacom: ils sont “Au service de la nation“. Mais c’est aussi une façon de rappeler régulièrement qu’ils ne sont pas au service de l’association, qu’ils ne sont pas “nos” services civiques. Les volontaires travaillent AVEC nous, pas POUR nous. On travaille ENSEMBLE.

Quelques exemples

Voici des productions qui donnent une idée des missions menées par les volontaires au sein de Zoomacom et qui leur on permit de mettre en pratique des compétences théoriques, et de découvrir de nouvelles façons de travailler.

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