La Bretagne emboîte le pas sur la Loire !

Par 20 avril 2008 mars 29th, 2019 Archives Cyberloire, News

logo brestCes nouvelles de la Bretagne, qui demeure la région “motrice” en terme de TIC, motiveront je l’espère les indécis sur l’intérêt d’un réseau fédérateur comme le RDAC
Que se passe t-il chez nos amis Brestois ?
Si pour bon nombre d’entre vous l’intérêt d’un réseau fédérateur comme le RDAC n’est pas encore une évidence, pour d’autre régions ou départements…la question ne se pose plus et l’action est au rendez-vous

Ces nouvelles ne peuvent que nous réjouir et nous motiver à poursuivre “localement” cette aventure :

Information de Brest : Cartographie et mise en réseau des espaces publics numériques
Afin de promouvoir l’ensemble des cybercommunes, la région lance un projet de mise en réseau de ces espaces avec outils de cartographie, forum, actualités, permettant aux publics de mieux connaître ces espaces, et aux animateurs d’échanger entre eux. Un outil collaboratif pour l’ensemble des espaces publics numériques régionaux est aussi en cours de préparation. Enfin, comme chaque année, la rencontre cybercommune réunira tous les animateurs lors de la deuxième semaine de décembre. Cette journée leur permettra d’échanger et discuter autour de thématiques liées à leur travail quotidien et de découvrir les vingt projets lauréats de l’appel. Dès 1998, la Bretagne a aidé les collectivités dans la création d’espaces multimédias. L’objectif était de faciliter l’accès aux TIC en donnant à tous les Bretons les moyens de se familiariser avec internet à moins de vingt kilomètres de chez eux. Ce programme s’inspirait notamment de la démarche des points d’accès publics à internet (Papi) initiée par la ville de Brest. En 2003, le groupement de chercheurs spécialisés du Môle armoricain de recherche sur la société de l’information et les usages d’internet (Marsouin) a évalué le dispositif des cybercommunes. Les études ont confirmé le succès de ces espaces et analysé leurs limites : disparités dans l’accès au haut débit, espace réduit limitant parfois l’offre de services soit en quantité (peu d’ordinateurs ou de matériel périphérique), soit en qualité (type d’ateliers proposés…), fin des contrats emploi-jeunes, etc. La démarche de redynamisation des cybercommunes s’inscrit dans un projet régional d’accompagnement des TIC : programmes de déploiement du très haut débit (Bretagne 2.0), développement de l’administration électronique (Mégalis) et mise en réseau des différents acteurs TIC bretons.

D’une manière plus large, je vous invite à consulter cette article : http://angenius.net/tiki-index.php?page=TICA
Il vous explique le concept des “Territoires Intelligents et Communautés Apprenantes”

Pour faire suite à l’article d’Angénius sur les « TICA », la question collective « locale » est, si nous voulons « ensemble » s’inscrire dans cette démarche, comment devons nous individuellement et collectivement nous y prendre ?

I – Bref historique du RDAC

Depuis 2004, l’association ZOOMACOM s’est inscrit dans cette démarche au niveau local (Loire) en identifiant et fédérant les « cellules souches » nécessaires à la construction d’un TICA ligérien.

Tout d’abord en s’appuyant sur le dispositif des Espaces Publics Numériques qui depuis 2003 avait entamé une phase de déclin en s’isolant dans des projets « individuels » pour faire face à la rareté des financements ou la logique de réseau s’est essoufflé par des projets « collectifs… individuels » ! (exemple : clic sur ta ville qui enferme la connaissance dans des « modules propriétaires », des formations thématiques qui sous entendent d’avantage une logique marchande qu’une volonté de partage des savoirs, des événements ponctuels qui servent d’avantage de faire valoir que de faire savoir…)

Mais constater c’est déjà progresser, et c’est ce qu’a fait le réseau d’animateurs TIC (RATICE Loire) dès 2001 en privilégiant le sens à la finalité. Il fédère aujourd’hui une soixantaine d’EPN à l’échelle du département qui échangent leurs savoirs et leurs connaissances dans une démarche « apprenante » tout simplement parce qu’ils en ont l’« envie ».

C’est donc en 2005 que la notion de « processus apprenants » s’est fait sentir et que si les volontés étaient présentes, les outils constituant le « territoire intelligent » commençaient à faire défaut.

C’est pour répondre à ce manque que 2 associations du collectif (ZOOMACOM et ACCES) se sont réunies pour concevoir, développer et proposer aux décideurs et financeurs un outil coopératif de partage de la connaissance et de mutualisation des « bonnes pratiques ».

La veille technologique et comportementale s’est alors faite en direction de @-Brest qui était déjà le territoire pilote national en terme d’objectifs collectifs que nous souhaitions atteindre. (Rencontre Net Public de Marseille en 2005 – Première rencontre avec Michel Briand)

Conscient que pour atteindre ces objectifs, RATICE Loire devait obtenir une reconnaissance « institutionnelle », c’est en 2006 qu’il a décidé de se constituer en Collectif afin de devenir un interlocuteur légitime et crédible.

De son côté, le Conseil Général qui avait lancé son dispositif d’EPN labellisé Cybercentre dès 2004 à été le premier à identifier cette volonté des acteurs de se fédérer et à décider d’accompagner la démarche en conventionnant le groupe de travail « veille technologique et processus apprenant » de RATICE Loire.

Après 2 années de construction, ce premier partenariat à donné le « territoire intelligent» www.rdac.fr en 2007.

II – 2004 – 2008 : Construire !

Dixit Michel Briand dans sont article : « Inscrire le projet dans « le temps long » : s’il a fallu 10 ans pour Brest, il faut tabler sur au moins 3-4 ans pour les villes qui emboîteraient le pas. »

Nous avons fait le choix de directement le mettre en place au niveau Départemental… 4 années pleines ont donc été nécessaires !

Dans une vision globale, il est important d’expliquer pourquoi nous avons commencé par la construction de notre « TICA » en fédérant les Espaces Publics Numériques existants et que aujourd’hui, le RDAC rassemble bien au-delà en étant la tête de réseau « fédératrice » des réseaux existants « thématiques » (familles d’acteurs)

a) Le but recherché

Lorsque l’on a compris la philosophie des TICA, elle s’appuie sur les Technologies de l’Information et des Communication jouant leur rôle d’autoroute du partage de la connaissance (processus apprenant). Les EPN sont donc les mieux placé en terme de visibilité et de ressources pour en être les points d’entrée.

De plus, si nous souhaitons utiliser les TIC comme « processus apprenants » (outil) sur des thématique n’ayant pas de lien direct (finalité), il nous est apparu opportun de commencer à fédérer la « communauté apprenante » des acteurs numériques de la Loire qui seront ensuite les guides « techniques » pour les communautés à venir.

b) Les moyens pour l’atteindre

Nous comprenons que pour faire face à des « problématiques complexes et transversales qui n’ont ni début ni fin tels que le Développement Durable, l’éducation, l’emploi, la formation… », il est nécessaire de fédérer l’ensemble des acteurs et des ressources existantes légitimées par leurs actions concrètes sur le ou les thèmes traités (maillage du territoire).

c) L’ordre des choses

En clair, il existe 4 types de familles incontournables :

(Acteurs catalyseurs)

  • Les associations : représentent le « social »
  • Les entreprises : représentent « l’économie »
  • Les institutions : représentent la « solidarité »
  • Les autres : Citoyens, passionnés, intellectuels, journalistes, scientifiques…

Elles sont toutes légitimes et complémentaires par les actions et dispositifs qu’elles mettent en place. Mais le problème souvent constaté est qu’elles s’ignorent, pire… elle se déteste !

Le premier travail (et pas des moindre) à donc été de les faire se « mieux connaître » et de les décloisonné car c’est leur coopération qui seule peut permettre d’être réellement légitime, efficace et durable. (sans oublier la réalité économique !)

Comme le stipule l’article d’Angénius, « Ces catalyseurs sont des propagateurs (…) ils donnent envie aux autres. Il s’agit souvent de bénévoles et de décideurs engagés qui amorcent le processus d’intelligence collective et le changement ».

C’est donc ce rôle que ZOOMACOM à joué dans la Loire depuis ces 4 dernières années en lien avec des chargés de missions institutionnels volontaires et des acteurs divers motivés et convaincus. (il faut l’être !!!)

Ce point demande une énergie et une force de conviction inébranlable car c’est l’aspect le plus difficile pour construire un TICA. De plus, les résultats obtenu sont d’ordre « immatériel » qui ne sont donc pas identifiable en terme qualitatif et quantitatif (seul et unique valeur des schémas traditionnels capitaliste qui prédominent encore aujourd’hui : « Combien tu coûte… combien tu rapportes ? »).

Ils sont donc pour beaucoup encore considérés comme du « vent » et de l’argent « jetée par les fenêtre »… et pourtant !

Cette phase est le fondement premier de « l’ensemble » sur lequel vont venir s’appuyer les ressources et les projets en cours ou à venir qui concrétiseront le TICA. Sous estimer cette phase peut faire pencher l’ensemble vers « l’autarcie qui caractérise des communautés refermées sur elles mêmes, sans volonté d’échange avec l’extérieur ». (Than)

III – 2008 – 2011 : Agir !

Une fois les volontés individuelles et les enjeux collectifs identifiés, une fois les acteurs et les ressources existants fédérés… nous pouvons (et devons) passer à des actions concrètes pour atteindre les objectifs recherchés : « Construire un monde durable et une humanité responsable en s’appuyant prioritairement sur l’existant partant d’actions locales qui constitueront des solutions globales »

Redéfinir et consolider notre TICA

a) Comité de pilotage du RDAC

  • Redéfinition et réécriture de la charte du RDAC
    (enrichie de nos 4 années d’expériences)
  • Signature de la charte : Reconnaissance des « familles »
    (acteurs catalyseurs)
  • Répartition des rôles «décisionnels»
  • Plan d’action à long terme (feuille de route)
  • Plan de financement (Comités, experts et appels à projets)

b) Comité d’organisation

  • Conventionnement des « experts thématiques » (participation collective)
  • Répartition des rôles «fonctionnels»
  • Appels à projets « thématiques » (participation individuelle)
  • Plan d’action à moyen et long terme (feuille de route)

c) Comité d’animation

  • Répartition des rôles « opérationnels »
  • Plan d’action à court et moyen terme (feuille de route)
  • Accompagnement des ressources (expérimentations comportementales)

d) Centre de ressources fédérateur

  • Poursuivre l’identification des ressources existantes
  • Poursuivre le développement de « Di@log » et « ModuloTIC »
    (mutualisation des ressources et des compétences)
  • Proposition de ressources nouvelles (expérimentations techniques)
  • Accompagner le développement des « tissus connectifs »
    (interopérabilité des outils existants ou à créer entre les acteurs)

Voila donc un article pour permettre au plus grand nombre de savoir ou nous allons.

En espérant que vous serez nombreux à poursuivre cette aventure “collective”… bonne réflexion “individuelle” !